Les réseaux sociaux et le troisième âge
Un truc de jeunes les réseaux sociaux? Pas si sûr. Ou pas que. En utilisant l’outil de segmentation de Facebook, dont je vous ai déjà parlé, et pas qu’une fois, on découvre que les plus de 60 ans (limite arbitraire, je sais c’est dur) ne sont pas si rares sur Facebook.
Sur les 2 millions de Français présents sur Facebook, les plus-que-soixantenaires sont déjà 16 000. Pas négligeable quand on connaît l’attrait de cette population pour certains annonceurs. D’autant que l’on peut imaginer que les personnes du troisième âge suffisamment à la page pour se créer un compte sur Facebook sont plutôt d’une catégorie sociale aisée.
Tous les sites qui se créent spécialement pour attirer cette catégorie de personnes ne me contrediront pas.
J’en profite pour vous parler de Bitwiin.com, créé par des compagnons d’incubateur, qui a pour ambition de réunir les personnes du troisième âge pour leur permettre 1. de dialoguer entre eux et se trouver des vieux amis, et 2. de proposer leurs services pour arrondir leur retraite. Ils ont encore quelques détails à régler pour que leur ergonomie soit réellement satisfaisante, mais ils tiennent peut-être une idée intéressante. Pourquoi pas une petite application Facebook pour essayer de gagner un peu des 16 000 outre-déca-demie-douzainaires (ça va un peu loin dans le tirage de cheveux là) français déjà inscrits sur Facebook?
Facebook étant actuellement hors service (et oui, suivez l’évolution du twittering à ce sujet sur Summize), je ne peux pas vous donner plus de statistiques précises, si ce n’est que plus de 200 000 utilisateurs canadiens de Facebook ont plus de 60 ans. Ce qui tout de suite donne une plus grande ampleur à l’audience potentielle d’une application ciblant les personnes âgées.
Quelle utilisation font ces personnes âgées de Facebook? Elles se connectent avec leurs petits-enfants? Elles se connectent entre elles?
Comment les réunir? Comment les faire rentrer en interaction? Quels intérêts particuliers ont-elles?
Une application pour arborer sur son profil des badges du type “I was in Nam” ou “J’ai fait mai 68” avec une possibilité de préciser les circonstances exactes de sa participation à ces événements historiques et donc de retrouver ceux qui y ont participé en même temps que soi et d’en discuter avec eux?
Et oui, finalement, la différence majeure entre une personne agée et un jeune est que la personne âgée a (infiniment) plus de chance d’avoir participé à certains événements historiques que le jeune qui n’était pas né au moment où ils se sont produit. D’où cette application “me in History” (remarquez la minuscule à “me” et la majuscule à “History”), pour que les plus âgés puissent se remémorer entre elles les événements marquants auxquels ils ont participé, et pour que les plus jeunes puissent profiter de leurs témoignages.
Conseillerez-vous une telle application à vos grand-parents?
Tags : Analyse, Application sociale, Marketing social, Réseaux sociaux, Troisième âge











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