Les plate-forme sociales s’ouvrent ! Le saut dans l’API
Sous-titre: Première étape vers ouverture totale
Nous avons donc vu dans l’article précédent la montée en puissance des sites de réseaux sociaux. Et nous avons constaté que ces sites offraient tous des fonctionnalités, peut-être utiles, peut-être adaptées à une cible spécifique, mais toujours limitées.
C’est ce qu’ont dû constater les dirigeants de Facebook (et particulièrement Mark Zuckerberg) mi-2006 probablement (cette méga-louche est décidément fort utile). La croissance en nouveaux membres ralentissait, Myspace avec plus de 100 millions d’utilisateur conservait le haut du pavé, il fallait trouver un moyen de relancer l’intérêt pour Facebook.
Même, en quittant ces considérations compétitivesques, Facebook a compris avant les autres que ce graphe social qu’il nous avait permis de constituer (pour rappel, l’ensemble de nos liens réels avec les autres) prendrait encore plus de valeur s’il pouvait être exploité par une infinité de services. C’est l’idée d’infinité qui est importante ici. Ils ne se sont pas demandé “Quelles sont les fonctionnalités que nous devrions ajouter à notre plate-forme?” mais plutôt “Comment assurer un flux perpétuel d’innovation dans l’exploitation du précieux graphe social de nos utilisateurs?”.
C’est à ce moment qu’intervient la tant attendue API. “Mais pourquoi? C’est quoi une API?” Pour faire simple, c’est une sorte de dictionnaire qui fournit à tout programmeur (muni d’une API key délivrée par le responsable de l’API pour identifier ses requêtes) le vocabulaire pour appeler les éléments d’un site web, principalement de sa base de donnée, mais aussi des éléments d’interaction ave l’utilisateur (invitations, newsfeed…). Une API est publique quand tout développeur peut recevoir une API key et développer l’application qu’il le souhaite, en respectant évidemment les conditions d’utilisation de la plate-forme.
C’est ainsi qu’en mai 2007, il y a un an, Facebook a rendu publique son API, ouvrant ainsi la voie à des milliers d’applications, plus ou moins utiles, plus ou moins spammesques (rhâ, le funwall…) mais ajoutant toujours un petit plus à nos interactions avec notre graphe social.
Il me paraît justifié d’attribuer une partie du succès qu’a connu Facebook en 2007 et 2008 à l’API qui, d’une part, enrichit l’expérience sociale, et, d’autre part, attire vers la plateforme des utilisateurs de sites tiers qui décident de créer une application (iLike par exemple).
En tout cas, les concurrents de Facebook ne s’y sont pas trompé, et c’est assez rapidement que Google, pour contrer la volonté de Facebook de devenir la plate-forme sociale unique ou au moins largement dominante, sur laquelle toutes les applications sociales viendraient se greffer, a lancé l’initiative OpenSocial, soit une API commune aux autres sites de réseau sociaux, dont Myspace, Orkut, Linkedin, Hi5… avec à la API key (clef) pour les développeurs, un temps de développement réduit pour attaquer de nombreuses plateformes à la fois.
Myspace a son propre “application directory” depuis quelque temps et il est désormais possible d’y rechercher les applications que l’on veut installer sur son profil Myspace. La possibilité d’inviter ses amis à utiliser une application (condition importante de la viralité des applications sociales) a même été débloquée il y a peu.
“Alors toutes les plate-formes sociales se sont ouvertes au développeurs tiers?” Oui, presque toutes. “Est-ce que l’on peut aller plus loin?” Les grands acteurs des réseaux sociaux sont déjà allé plus loin.
C’est ce que nous verrons dans l’article qui suit.
Tags : Facebook, google, myspace












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